Cotisations annuelles à l'AEETÉE

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vendredi, 28 avril 2017 08:30

Colloque 2017: Mme Pauline Marois.

Mme Pauline Marois, ex-première ministre du Québec Mme Pauline Marois, ex-première ministre du Québec Journal de Montréal

Note de l’AEETÉE: Notre colloque 2017 au collège Montmorency et au Holiday Inn aura l’honneur de recevoir Mme Pauline Marois en conférence de fermeture. Nous sommes très heureux de vous présenter ici quelques éléments du parcours de celle qu’on a surnommé, la mère des CPE. Avec M. André Leblond en ouverture de notre colloque annuel, il ne faut pas manquer ce rendez-vous. Inscrivez-vous avant le 5 mai prochain. Nous reprenons ici la vidéo de Mme Marois dans le cadre de la campagne de la CSN: Un réseau qui fait grandir. 


Nous formons des éducatrices et éducateurs professionnels ayant à cœur le bien-être des enfants. Nous savons que les politiques budgétaires libérales favorisent grandement les garderies privées au détriment des garderies publiques et il est clairement démontré que le meilleur service de garde est public et correctement financé. Ainsi autant le personnel éducateur que les enfants bénéficient d’un environnement propice à leur développement.


Mme Marois nous entretiendra de ses préoccupations en regard de l’avenir des services de garde et des perspectives non partisanes à mettre de l’avant pour garantir des services de garde de qualité dispensés dans des milieux respectueux du personnel qui y travaille et des enfants qui s’y font éduquer.

 

Regard inquiet de Pauline Marois- Le Devoir

Source: Le Devoir - 26 novembre 2016 - Original non-disponible.

Le réseau public de garderies aura bientôt 20 ans. De l’universalité à l’égalité des chances promises en 1997, à quels services ont droit les tout-petits aujourd’hui ? Le point sur un réseau en mutation avec son instigatrice, Pauline Marois. Propos recueillis par Jean-François Nadeau.

L’univers des garderies a beaucoup changé ces dernières années. Avez-vous l’impression que votre héritage s’est effiloché depuis le temps où vous avez bataillé pour implanter des centres de la petite enfance (CPE) au début des années 1980   ?

 
Oui. Il a été en partie bousillé. Et j’en suis profondément déçue. Le concept des CPE, qui était une idée très généreuse, est pratiquement remis en question. Les nouvelles places en service de garde se sont développées en nombre beaucoup plus important du côté du privé, que celui-ci soit subventionné ou non. Depuis avril 2014, il s’est développé 5568 places en CPE et 10 000 en garderies privées, subventionnées et non subventionnées. On voit où va la tendance.

 
Je reste convaincue que ce n’est pas une bonne idée que les libéraux aient modulé le prix des services de garde en fonction des revenus, puis de donner toute la latitude au privé. Comme si la garderie n’était pas liée à l’éducation, à un service public. Si je me suis battue pour la création des CPE, ce n’est pas pour qu’on fasse de l’argent sur le dos des enfants.

 
Comment est née l’idée d’un réseau de service de garde public ?

 
En tant que ministre de la Condition féminine, un des premiers combats que j’ai menés est celui du nombre d’enfants par groupe dans ce qui s’appelait à l’époque les garderies. Je me souviens d’un collègue — par charité je vais taire son nom — qui disait : « Nos mères s’occupaient de huit enfants, alors ces éducatrices doivent bien être capables de faire pareil avec des enfants de 0 à 2 ans ! » J’ai dit : non.

 
On ne croyait pas que c’était à l’État d’assumer cette responsabilité. Comme jeune mère de famille, je ne partageais pas du tout cette vision. Il m’a toujours semblé que l’égalité entre les hommes et les femmes commençait par des services aux familles, aux enfants en particulier. Dès les années 1980, une de mes préoccupations principales sera d’offrir des services aux femmes, pour leur donner du temps, pour les déculpabiliser. Denis Lazure avait créé l’Office des services de garde pour gérer l’offre des services et leur qualité. Quand je suis arrivée, en 1981, M. Lévesque m’en a donné la responsabilité, ce qui m’a permis de beaucoup travailler au développement de services de garde en milieu scolaire.

 
Le Parti québécois est battu en 1985. Quand il revient au pouvoir en 1994, qu’est-ce qui a changé ?

 
Les éducatrices voulaient être mieux rémunérées. Elles disaient : « On est moins bien payées qu’un gardien de zoo. » Quand on revient au gouvernement, je suis nommée au Conseil du trésor. M. Parizeau me laisse la question des services de garde et des politiques familiales. J’ai dit tout de suite qu’il fallait rétablir une allocation pour les éducatrices que les libéraux avaient supprimée. Un haut fonctionnaire m’a appelée pour me dire que les finances publiques étaient en très mauvais état et qu’on n’avait pas l’argent pour ça. J’ai répondu que c’était un engagement qu’il fallait tenir et que, quant à moi, on le tiendrait. En somme, ce haut fonctionnaire, qui pouvait très bien m’appeler en raison de ses responsabilités, a été mis devant le fait accompli.

 
C’était en somme beaucoup plus qu’un service de garde, ce que vous imaginiez au départ.

 
Absolument ! Ce service est aussi important que le système d’éducation et celui de la santé. Il permettait ultimement d’offrir des services aux enfants en collaboration avec les CLSC. Les CPE donnaient aussi une base pour implanter des maternelles pour les enfants de quatre ans partout au Québec, sans les sortir du milieu où ils étaient déjà. En Europe, c’est à trois ans que ça commence !

 
Il faut dire aussi que cette politique a permis de sortir des femmes et des familles de la pauvreté. C’est d’ailleurs ça, la thèse de Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny. Ils en font la démonstration dans leur étude sur l’impact des politiques de garde sur le taux d’activité des femmes. […] Grâce aux CPE, les femmes ont pu accéder au marché du travail. Elles ont eu un revenu. Certaines ont pu sortir de l’aide sociale. Et cela a contribué à la croissance économique, à la croissance du PIB. En plus, on a contré ainsi la garde d’enfants au noir. C’est extraordinaire ce que ç’a eu comme effet. Et c’est pour cela que je me désole encore tous les jours de la façon dont les libéraux ont traité ce programme par-dessus la jambe.

 
Croyez-vous qu’il soit toujours possible de revenir au but initial de votre politique ?

 
Je pense que oui. Il faut revenir à des relations de proximité, à des relations plus humaines. Il faudrait revoir la question du financement pour revenir à une forme universelle et accessible, avec un coût unique pour les parents.

 
On donne beaucoup d’argent public pour les garderies. Il m’apparaît tout à fait normal que ce soit par l’intermédiaire de groupes sans but lucratif, dirigés par des citoyens, dans le seul intérêt des enfants. Là, on en est à donner de l’argent public au privé pour faire du profit sur le dos des enfants. J’ai un problème avec ça.

 
Je ne dis pas que les garderies à but lucratif ne sont pas bonnes. Il y en a des bonnes et des moins bonnes. Mais on a plus de chances d’avoir un meilleur contrôle si ce sont les parents qui les dirigent. D’ailleurs, les chiffres le prouvent.

 
Pour les libéraux, c’est le concept d’utilisateur-payeur. Ce qui veut dire moins de services universels et de mesures collectives qui permettent à tous les citoyens de profiter d’une mesure sociale et progressiste.

 
Pourtant, tout le monde se tourne vers les pays du nord de l’Europe comme modèles à suivre pour connaître une société plus juste. Mais c’est quoi, ce modèle ? C’est un modèle de social-démocratie.

 

 

Lu 212 fois Dernière modification le lundi, 22 mai 2017 18:10

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détenant un diplôme de formation d'études supérieures en intervention éducative.

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